Céline
Juliette Navis
Théâtre
Laure Mathis est magistrale et embrase la scène dans ce solo. Dans ce nouveau spectacle, Juliette Navis poursuit sa recherche sur le rapport conquérant de l’Homme au monde et s’inspire de la figure de Céline Dion pour aborder la relation à la mort et à la vieillesse.
Sur scène s’avance Laure Mathis, tirant sa bagagère comme on dit en québécois, dans la peau d’une certaine Céline. C’est un peu Céline Dion. Mais ce n’est pas du tout elle non plus. C’est une sorte de conteuse québécoise dont le verbe chaloupe au-dessus de cent mille rivières. Son ostéopathe lui a dit qu’à force de silence, un noeud s’est créé dans sa gorge et l’empêche de chanter. Alors elle nous conte l’histoire de la petite Céline. Sa mémoire se met à nu sous nos yeux mais quelque chose déraille et commence à trembler. Le show qui se prépare sera grand. Son histoire, entre souvenirs et digressions, racontée avec un humour irrésistible, est celle d’une vie dont la fin est un inévitable retour à la terre.
Rencontre après-spectacle
Après la représentation, nous vous proposons de rester un peu au théâtre pour prolonger la soirée autour d’un temps d’échange convivial sur les thèmes explorés dans le spectacle Céline.
Nous serons accompagnés par deux chercheuses en philosophie de l’Université Paris-Est Créteil :
Angelita Conry, doctorante en philosophie au sein du programme FRAAP, travaille sur les écritures de soi au féminin. À partir d’un corpus littéraire, elle explore les questions d’identités, de récits de soi et d’agentivité relationnelle, en s’appuyant sur des approches intersectionnelles et autothéoriques.
Susie Georges-Jardin est psychologue clinicienne à l’hôpital et a récemment suivi le master de philosophie en Humanités médicales à l’UPEC. Son futur projet de thèse se situe à la croisée de la phénoménologie, de la psychologie et de la danse, et interroge la place du corps du soignant et l’intercorporéité dans le soin.
Ensemble, elles proposeront quelques pistes de réflexion et répondront aux questions du public, dans un esprit d’échange ouvert et accessible à toutes et tous.
- Jeudi 15 janvier  20h
1h20
Ce spectacle fait partie du parcours Identités au féminin
de 6 à 20€
✧ Tarif spécial parcours : les 3 spectacles du parcours pour seulement 24€, soit 8€ par spectacle !
Dans ce seule en scène virtuose, Johanna Nizard donne vie à Abraham Ajar, un personnage qui n’existe pas mais qui a tant à dire. Imaginé par l’autrice et rabbine Delphine Horvilleur, il devient le prétexte d’une réflexion fine et profonde sur notre rapport à l’identité – une remise à zéro de nos convictions, à l’heure où les cristallisations identitaires n’ont jamais été aussi fortes.
Mina Kavani, actrice iranienne contrainte à l’exil, explore la douleur du déracinement et la quête d’identité dans ce seule en scène bouleversant. Un récit puissant, épris d’une ardente liberté.
Après trois one-woman-shows joués à guichets fermés, Camille Chamoux revient avec Ça va ça va, une nouvelle création aussi acérée qu’hilarante.